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Formation sirh pôle emploi : développer les compétences numériques au service des métiers de l’énergie et de la transition écologique

Formation sirh pôle emploi : développer les compétences numériques au service des métiers de l’énergie et de la transition écologique

Formation sirh pôle emploi : développer les compétences numériques au service des métiers de l’énergie et de la transition écologique

Quel est le lien entre une formation SIRH proposée par Pôle emploi et les métiers de l’énergie ou de la transition écologique ? À première vue, on pourrait croire à un grand écart. En réalité, c’est tout l’inverse : sans compétences numériques solides, et sans gestion moderne des ressources humaines, la transition énergétique ne pourra tout simplement pas tenir ses promesses.

Dans cet article, on va voir en quoi une formation SIRH (Système d’Information des Ressources Humaines) financée ou proposée par Pôle emploi peut devenir un véritable levier pour :

  • accélérer la montée en compétences dans les métiers de l’énergie ;
  • structurer les plans de formation liés à la transition écologique ;
  • mieux piloter les talents dans des secteurs en tension (industrie, réseaux, ENR, efficacité énergétique).

Pourquoi les compétences numériques sont devenues vitales dans l’énergie

Le secteur de l’énergie vit une double transformation : numérique et écologique. Et les deux sont intimement liées.

Quelques réalités du terrain :

  • les postes en exploitation, maintenance, ingénierie ou R&D intègrent de plus en plus d’outils digitaux (GMAO, supervision, jumeaux numériques, IoT) ;
  • les métiers de support (RH, QHSE, formation, planification) s’appuient sur des plateformes collaboratives, des logiciels de gestion, des tableaux de bord de plus en plus complexes ;
  • la transition écologique exige des reconversions massives, des plans de formation ambitieux et un suivi fin des compétences.

Or, beaucoup d’entreprises industrielles et énergétiques ont le même problème : elles disposent de données RH, de référentiels de compétences, de catalogues de formation, mais l’ensemble est fragmenté, peu exploité et rarement orienté vers la transition énergétique.

C’est là qu’un SIRH entre en scène, et qu’une formation dédiée, appuyée par Pôle emploi, peut changer la donne.

Un SIRH, c’est quoi exactement ?

Si on laisse de côté le jargon, un SIRH est simplement la colonne vertébrale numérique de la fonction RH. Il permet de centraliser et d’automatiser un ensemble de processus :

  • gestion administrative des salariés (contrats, paie, dossiers, temps de travail) ;
  • suivi des compétences, des habilitations, des certifications (très critique dans l’énergie) ;
  • gestion de la formation (inscriptions, budgets, e-learning, parcours personnalisés) ;
  • recrutement, mobilité interne, gestion des talents.

Pour un acteur de l’énergie, un SIRH bien paramétré peut, par exemple :

  • identifier qui possède telle habilitation électrique, et quand il faut la renouveler ;
  • suivre les compétences liées aux énergies renouvelables, à l’hydrogène, à l’efficacité énergétique ;
  • piloter des parcours de reconversion, par exemple d’un technicien gaz vers un poste lié au biogaz ou au solaire ;
  • outiller un plan de décarbonation en termes de compétences : qui former, sur quoi, et dans quels délais.

Autrement dit, le SIRH n’est pas juste un outil « bureaucratique » de plus : c’est un véritable levier stratégique pour la transition écologique des organisations.

Pourquoi Pôle emploi s’intéresse aux formations SIRH

Du point de vue de Pôle emploi, la logique est simple : de nombreux métiers porteurs, notamment dans l’énergie et l’industrie, demandent désormais une maîtrise :

  • des outils numériques spécialisés ;
  • de la gestion des compétences ;
  • de la data RH (indicateurs, tableaux de bord, reporting).

Les entreprises ont besoin de profils capables de faire le lien entre :

  • les besoins opérationnels (sites de production, réseaux, chantiers, bureaux d’études) ;
  • les besoins RH (recruter, former, certifier, mobiliser) ;
  • et les outils numériques (SIRH, LMS, plateformes métiers).

Une formation SIRH soutenue ou référencée par Pôle emploi permet donc à des demandeurs d’emploi ou à des salariés en reconversion de :

  • se positionner sur des postes en forte demande (chargé SIRH, gestionnaire RH digital, coordinateur formation, PMO RH) ;
  • devenir interlocuteurs clés dans les entreprises en pleine mutation énergétique ;
  • valoriser une double compétence : RH / numérique, directement réutilisable dans l’énergie et l’industrie.
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Que contient typiquement une formation SIRH Pôle emploi ?

Les intitulés varient (formation SIRH, gestionnaire SIRH, RH digitales, etc.), mais on retrouve souvent les mêmes grands blocs.

Sur la partie technique SIRH :

  • prise en main d’un ou plusieurs SIRH du marché (ou de modules spécialisés) ;
  • paramétrage de base : structures, profils, workflows ;
  • initiation au reporting et à l’exploitation des données RH ;
  • interface avec d’autres outils (paie, gestion des temps, formation en ligne).

Sur la partie RH et gestion des compétences :

  • principes de base du droit du travail et de la gestion administrative ;
  • construction d’un référentiel de compétences et de métiers ;
  • montage et suivi d’un plan de développement des compétences ;
  • processus de recrutement, d’intégration, de mobilité interne.

Sur la partie numérique et data :

  • bases de la gestion de projet digital (méthodes agiles ou hybrides) ;
  • initiation à l’analyse de données RH (KPI, dashboards, reporting pour la direction) ;
  • sensibilisation à la cybersécurité et à la protection des données (RGPD).

Et, idéalement, quelques cas concrets appliqués à l’industrie ou à l’énergie : suivi des habilitations, pilotage de la formation sécurité, intégration de nouveaux métiers liés aux ENR, etc. Si ce n’est pas explicitement présent dans le programme, rien n’empêche de vous-même orienter vos travaux pratiques et projets vers ces thématiques.

Comment le SIRH sert concrètement les métiers de l’énergie

Pour visualiser l’impact, partons de quelques situations très fréquentes dans le secteur.

Suivi des habilitations et des formations réglementaires

Dans l’électricité, le gaz, le nucléaire ou les travaux publics, impossible de laisser un salarié intervenir sur site sans les habilitations ad hoc. Un SIRH correctement utilisé permet de :

  • centraliser toutes les habilitations (électriques, CACES, travaux en hauteur, ATEX, etc.) ;
  • déclencher des alertes en amont des dates d’expiration ;
  • générer des listes de personnes habilitées par site, par type d’intervention, par donneur d’ordre ;
  • alimenter automatiquement les plans de formation obligatoires.

Résultat : moins de risques d’arrêt de chantier pour cause de papier manquant, et plus de sérénité sur le plan réglementaire.

Pilotage des compétences clés pour la transition énergétique

Un énergéticien qui développe le solaire, un industriel qui installe des systèmes de récupération de chaleur, un gestionnaire de réseau qui se prépare au véhicule électrique : tous ont besoin de repérer les compétences émergentes et les écarts à combler.

Un SIRH permet de :

  • cartographier les compétences existantes (techniques, digitales, comportementales) ;
  • relier ces compétences à des métiers et à des projets concrets ;
  • identifier qui peut monter en compétence sur tel sujet (hydrogène, efficacité énergétique, automatisation) ;
  • prioriser les formations et les budgets là où l’impact sera le plus fort.

Pour un profil formé au SIRH via Pôle emploi, c’est un champ immense de missions possibles : construction des référentiels, mise en place des outils, accompagnement managérial.

Accompagnement des reconversions et des mobilités internes

Dans beaucoup d’entreprises de l’énergie, certains métiers se transforment ou déclinent, tandis que d’autres explosent. Le SIRH devient un outil précieux pour :

  • identifier les gisements de compétences transférables ;
  • proposer des parcours de reconversion personnalisés ;
  • suivre les étapes : bilan de compétences, formations, tutorat, prise de poste ;
  • rendre visibles les opportunités de mobilité interne.
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Pour des demandeurs d’emploi formés au SIRH, se positionner sur ce type de chantier, c’est contribuer directement à une transition énergétique « juste », qui ne laisse pas les salariés sur le bord de la route.

À qui s’adresse ce type de formation ?

Une formation SIRH Pôle emploi peut intéresser plusieurs profils, en lien avec les métiers de l’énergie et de l’environnement.

Des profils RH voulant se « digitaliser »

Gestionnaires RH, assistants RH, chargés de recrutement, responsables formation, souhaitant :

  • maîtriser les outils SIRH pour gagner en efficacité ;
  • se spécialiser sur les sujets compétences / transition écologique ;
  • devenir référents SIRH dans des structures industrielles ou énergétiques.

Des profils techniques en reconversion vers des fonctions support

Techniciens, agents de maîtrise ou ingénieurs issus de la production, de la maintenance ou des réseaux, qui veulent passer vers des fonctions :

  • RH, formation, gestion de projet de transformation ;
  • coordination de plans de compétences ENR, efficacité énergétique, décarbonation ;
  • accompagnement du changement dans des projets digitaux (mise en place d’outils SIRH, GMAO, etc.).

Leur atout : ils comprennent le terrain industriel et énergétique, ce qui est précieux pour paramétrer un SIRH qui colle vraiment à la réalité.

Des profils « data / gestion de projet » attirés par l’énergie

Personnes issues d’études en informatique, gestion de projet, data ou management, souhaitant :

  • appliquer leurs compétences dans un secteur à impact (énergie, environnement) ;
  • travailler sur des projets concrets de transformation numérique ;
  • se spécialiser sur la data RH, les indicateurs de compétences et les plans de formation.

Exemples d’applications concrètes dans la filière énergie

Pour rendre les choses plus parlantes, voici quelques scénarios très réalistes dans lesquels un profil formé au SIRH peut intervenir.

Cas 1 : une PME d’installations photovoltaïques en forte croissance

La PME passe de 20 à 80 salariés en trois ans, avec :

  • des équipes chantiers à habiliter et à former ;
  • de nouveaux postes en bureau d’études, achat, exploitation ;
  • un dirigeant qui jongle entre Excel, mails et dossiers papier.

Un gestionnaire SIRH peut :

  • mettre en place un SIRH simple mais structuré ;
  • créer un référentiel de métiers et de compétences orienté ENR ;
  • suivre les habilitations et les formations sécurité ;
  • produire des indicateurs sur la montée en compétence des équipes.

Cas 2 : un grand groupe industriel qui déploie un plan de décarbonation

L’entreprise veut réduire drastiquement ses émissions, ce qui implique :

  • de moderniser ses installations ;
  • d’introduire de nouveaux procédés ;
  • de former massivement les équipes à de nouvelles pratiques.

Un spécialiste SIRH peut :

  • lier chaque projet de décarbonation à des compétences cibles ;
  • identifier les écarts entre compétences existantes et attendues ;
  • proposer des parcours de formation et de mobilité ;
  • suivre l’avancement des formations dans le SIRH et remonter des tableaux de bord à la direction.

Cas 3 : un gestionnaire de réseau qui prépare l’essor des véhicules électriques

Le réseau doit absorber de nouveaux usages, modifier certains ouvrages, intégrer plus d’intelligence dans les systèmes. Cela se traduit par de vraies évolutions de métiers :

  • nouveaux profils de techniciens ;
  • plus de compétences en télécommunication et en data ;
  • besoin de renforcer la culture numérique de tous.
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Un projet SIRH peut alors :

  • mettre à jour le référentiel de métiers et de compétences ;
  • créer des parcours de formation dédiés aux nouvelles technologies réseau ;
  • cartographier les besoins futurs par région et par métier ;
  • anticiper les recrutements et les reconversions.

Comment tirer le maximum d’une formation SIRH Pôle emploi

Suivre une formation, c’est bien ; en faire un véritable tremplin professionnel, c’est mieux. Quelques pistes pour y parvenir.

Relier systématiquement vos exercices à l’énergie et à la transition écologique

Vous travaillez sur un cas d’entreprise fictive ? Transformez-la en PME de rénovation énergétique, en exploitant de parc éolien ou en industriel cherchant à réduire sa facture énergétique. Ça montrera à vos futurs recruteurs que vous avez déjà réfléchi aux enjeux concrets de leur secteur.

Se construire un mini-portfolio

Gardez des traces de vos travaux :

  • captures d’écran de paramétrages intéressants ;
  • exemples de référentiels de compétences orientés ENR ;
  • tableaux de bord de suivi de formation liés à la sécurité ou à la décarbonation.

Ce type de preuves concrètes pèse lourd lors d’un entretien, surtout dans un secteur où l’on apprécie les profils capables de « montrer » ce qu’ils savent faire.

Comprendre les contraintes du terrain industriel

Si vous venez d’un univers plutôt tertiaire, renseignez-vous sur :

  • les contraintes de sécurité (ATEX, habilitations électriques, consignations) ;
  • les horaires décalés, l’astreinte, les équipes de quart ;
  • les enjeux réglementaires et normatifs (ICPE, ISO, etc.).

Votre capacité à paramétrer un SIRH qui respecte ces contraintes fera de vous un interlocuteur crédible pour des responsables d’exploitation ou de site.

Quelles limites et quels points de vigilance ?

Une formation SIRH, même bien conçue, n’est pas une baguette magique.

Quelques limites à garder en tête :

  • tout ne se joue pas dans l’outil : sans stratégie RH claire, même le meilleur SIRH ne fera pas de miracle ;
  • la conduite du changement est clé : si les managers et les équipes n’adhèrent pas, le SIRH restera au stade de « grosse base de données mal remplie » ;
  • les spécificités sectorielles (nucléaire, pétrochimie, réseaux, etc.) demandent souvent une phase d’appropriation après la formation.

Autrement dit, la formation SIRH Pôle emploi est une excellente porte d’entrée, mais c’est dans vos premières missions, stages ou alternances que vous consoliderez réellement votre légitimité dans le secteur de l’énergie.

Un levier discret, mais puissant, pour la transition énergétique

On parle beaucoup de panneaux solaires, de batteries, d’hydrogène, de réseaux intelligents… et beaucoup moins de SIRH. Pourtant, sans une gestion fine des compétences, des formations et des mobilités, tous ces beaux projets risquent de manquer d’un ingrédient clé : les femmes et les hommes capables de les faire vivre au quotidien.

En vous formant au SIRH via un dispositif Pôle emploi, vous ne vous contentez pas d’apprendre un outil de plus. Vous vous positionnez sur un nœud stratégique : celui où se croisent numérique, ressources humaines et transition énergétique.

Que vous veniez du monde RH, technique ou data, cette double culture SIRH / énergie peut devenir un solide avantage compétitif sur le marché du travail. Et, accessoirement, une façon très concrète de contribuer à la transition écologique, là où elle se joue vraiment : dans les compétences et les trajectoires professionnelles de milliers de personnes.