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Sirh fonction publique : optimiser la gestion des ressources humaines pour accélérer la transition énergétique des collectivités

Sirh fonction publique : optimiser la gestion des ressources humaines pour accélérer la transition énergétique des collectivités

Sirh fonction publique : optimiser la gestion des ressources humaines pour accélérer la transition énergétique des collectivités

La plupart des collectivités parlent aujourd’hui de PCAET, de neutralité carbone, de rénovation énergétique ou encore de mobilité décarbonée. Mais derrière chaque plan d’action, il y a… des humains. Agents, techniciens, managers, élus, prestataires. Et si le véritable accélérateur de la transition énergétique dans la fonction publique n’était pas uniquement technologique, mais aussi organisationnel ? C’est précisément là que le SIRH (Système d’Information de gestion des Ressources Humaines) devient un levier stratégique.

Pourquoi la gestion des RH est un levier de transition énergétique

On associe rarement le mot « SIRH » à « énergie ». Pourtant, la réussite d’un projet énergie-climat repose sur trois piliers :

Or ces trois éléments sont précisément ce que la gestion des ressources humaines doit organiser et optimiser.

Un plan climat territorial ambitieux, par exemple, suppose de :

Sans gestion fine des effectifs, des compétences et des disponibilités, les projets énergie restent des rapports PDF bien rangés dans un dossier partagé. Un SIRH bien pensé permet de passer de la théorie à l’exécution.

Un SIRH dans la fonction publique, c’est quoi concrètement ?

Dans le privé, on parle souvent de SIRH pour piloter paie, entretiens annuels, formation, temps de travail. Dans la fonction publique (d’État, hospitalière ou territoriale), les enjeux sont similaires, mais avec des contraintes supplémentaires : statuts particuliers, mobilités internes, gestion des grades, réglementations propres.

Un SIRH pour une collectivité, c’est en général un ensemble de modules interconnectés :

Pris isolément, tout cela semble très « RH classique ». Mais relié à une stratégie de transition énergétique, ce même SIRH devient une véritable tour de contrôle de vos ressources humaines au service de vos objectifs climat-énergie.

Comment un SIRH peut accélérer la transition énergétique des collectivités

Passons du principe aux usages concrets. Comment un SIRH fonction publique bien configuré peut-il réellement faire gagner des années sur la mise en œuvre d’une politique énergie-climat ?

Identifier et cartographier les compétences « énergie » existantes

Beaucoup de collectivités disposent déjà de pépites internes… qu’elles ne connaissent pas. Techniciens qui ont suivi une formation en CVC, agents bâtiments avec une sensibilité aux EnR, ingénieurs SIG capables d’analyser des flux énergétiques, etc.

Un module « compétences » bien utilisé permet de :

Résultat : au lieu de recruter systématiquement, vous pouvez parfois :

C’est aussi un excellent moyen de donner du sens à la carrière des agents qui souhaitent contribuer à la transition écologique sans nécessairement changer de collectivité.

Planifier le temps de travail sur les projets énergie-climat

Un autre frein courant : tout le monde trouve les projets énergie « importants », mais personne n’a de temps dédié. On les ajoute « en plus du reste »… et ils n’avancent pas.

Avec un SIRH intégrant la gestion du temps et des activités, vous pouvez :

Ce pilotage fin permet de défendre plus facilement des arbitrages auprès des élus : quand vous pouvez montrer qu’il n’y a que 0,3 ETP réellement consacré au sujet énergie-climat, il devient plus facile de justifier une création de poste ou une réorganisation.

Construire une stratégie de formation alignée sur les objectifs climat

La transition énergétique, ce n’est pas uniquement recruter un « chef de projet énergie ». C’est diffuser une culture énergie-climat dans tous les services : urbanisme, bâtiments, achats, voirie, numérique…

Grâce au SIRH, vous pouvez :

Un exemple très concret : une métropole qui souhaite massifier la rénovation énergétique de son parc de bâtiments peut planifier via son SIRH :

Le tout en pilotant les budgets de formation, les priorités et les résultats.

Favoriser la transversalité entre services

La transition énergétique ne respecte pas les organigrammes. Un projet de rénovation d’école, par exemple, implique : bâtiments, finances, marchés publics, éducation, parfois mobilité, parfois numérique… Sans outil de coordination RH, chacun reste dans son silo.

Un SIRH peut jouer un rôle clé dans la mise en place de :

Vu de l’extérieur, cela ressemble à de la RH classique. Vu de l’intérieur, cela peut faire la différence entre un plan climat qui reste au stade de la belle infographie, et un plan climat qui se traduit en chantiers, en économies d’énergie et en émissions évitées.

Suivre des indicateurs RH liés à la stratégie énergie-climat

Les collectivités suivent déjà des indicateurs techniques (kWh, tonnes de CO₂, % d’énergies renouvelables). Mais très peu suivent les indicateurs RH qui conditionnent ces résultats.

Un SIRH permet de mettre en place par exemple :

Associer ces indicateurs RH à vos tableaux de bord énergie permet de repérer très tôt les signaux faibles : quand les projets patinent, est-ce un problème de budget travaux, de compétences, de disponibilité, de coordination ? Le SIRH aide à objectiver cette analyse.

Exemples d’usages concrets dans les collectivités

Quelques scénarios typiques que j’ai croisés (ou qui s’inspirent de cas bien réels, même si les noms sont fictifs) :

1. Une communauté d’agglomération qui lance un plan sobriété énergétique

Problème : beaucoup de bâtiments, peu de temps, et une pression politique pour des résultats rapides.

Usage du SIRH :

Résultat : en quelques mois, une baisse mesurable des consommations sur les bâtiments les plus énergivores, avec un investissement financier très limité mais un investissement RH bien piloté.

2. Une région qui développe l’hydrogène et les mobilités durables

Problème : de nombreux projets innovants, mais un manque de profils adaptables et de coordination entre direction transports, direction énergie et direction développement économique.

Usage du SIRH :

Résultat : une meilleure capacité à dialoguer avec les industriels, les opérateurs de transport et les financeurs, car l’équipe interne gagne rapidement en maturité technique et organisationnelle.

Les prérequis (et les pièges) d’un SIRH orienté transition énergétique

Tout n’est pas magique non plus. Un SIRH reste un outil. Il ne remplace pas une stratégie ni un pilotage politique. Quelques éléments clés à avoir en tête.

Prérequis indispensables :

Pièges fréquents :

Par où commencer si votre collectivité veut utiliser le SIRH comme levier énergie-climat ?

Si votre SIRH existe déjà (c’est souvent le cas), la question n’est pas de tout refaire, mais de le relier progressivement à vos enjeux énergie-climat.

Une feuille de route réaliste pourrait ressembler à ceci :

L’idée n’est pas de transformer du jour au lendemain votre SIRH en outil de reporting climatique, mais de l’utiliser comme ce qu’il peut être : un catalyseur organisationnel.

Et demain ? Vers des SIRH encore plus « énergétiques »

On voit déjà poindre des évolutions intéressantes :

La transition énergétique n’est plus seulement une affaire d’ingénieurs et de techniciens. C’est un projet d’organisation, de compétences, de temps et de gouvernance. Pour les collectivités, le SIRH fonction publique peut passer du statut de « logiciel administratif obligatoire » à celui de véritable outil stratégique, au cœur de la transformation énergétique des territoires.

En résumé : si vous cherchez un levier sous-estimé pour rendre vos plans climat réellement opérationnels, regardez du côté de vos ressources humaines… et de la manière dont votre SIRH peut enfin les mettre en mouvement.

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